L’Arpège

Ce soir, diner à l’Arpège. Paris, rue de Varenne, tu viens ? Non j’déconne L’accueil est immédiat, je jette un oeil dans la salle, pour voir si j’aperçois Bradounet, Brad Pitt n’est pas encore là. On m’installe, Maurice a sa gamelle sous la table, Maurice mon chien (le plus beau chien de Bordeaux, dans le meilleur restaurant de Paris #BisousLesRageux). À l’Arpège, je regarde la carte pour lire la description des nouveaux plats, c’est poétique, j’aime. Jamais je ne commande, je laisse le chef me nourrir. Les tables ont des noms de fleurs, certains tableaux sont en cristal de baccarat, nappes blanches, pas une trace de doigts sur les verres, pas de musique, pas de soda pétillant. Oubliez le Fanta et autres produits chimiques, ici, que du vrai.

À l’Arpège on ne maquille pas dame Nature.

Les plats défilent, plus rien ne compte, le temps est suspendu, vous êtes ailleurs. Vous êtes dans le Concorde du bonheur. Tout disparait, le bruit, le stress, ici douce ambiance , vous êtes en face à face avec des produits naturels. Je décolle. Retrouver le vrai goût de la betterave, du haricot vert, de la fraise. C’est dingue de s’en étonner, j’avoue. Je plane. Fou de s’émerveiller devant un haricot vert ! Un moment à l’Arpège ne se raconte pas, il se vit. Il n’y a pas de mot pour décrire les effets secondaires.

Quand on aime, on oublie jamais. Vous sortirez de ce restaurant étoilé, folle ! Folle amoureuse, vous aussi Monsieur !

« In love » des mets, amoureuse du chef, peu importe votre âge, tout le monde aime Alain Passard. On l’aime viscéralement. Discret, il n’apparait qu’au milieu du repas, vient vous saluer. Vous, en transe, captivés par les effets secondaires des bouchées, vous le regarderez, des coeurs dans les yeux. Vous ingérez une drogue « dure », dont plus jamais, vous ne pourrez vous passer. Du Love pur. C’est trop tard, vous le savez, vous y avez goûté, c’est fini ! Rien d’autres ne vous fera cet effet si puissant. Ni cigarette, ni sucre, ni alcool, l’Arpège restera un souvenir indélébile (Le damiiiier de Saint Jacques, la mousse de langoustiiiiines, la merguez, le homaaaaaaaaard, le beurre salé de Saint-Maloooooo <–fille culotte sur la tête, en manque, hystérique, hurlant, sur son petit balcon, rue du parlement #samu).

Ce chef fera vibrer vos cinq sens, sans pause. Comptez 3 heures… Vous n’êtes pas prêts #choc

C’est la fin du repas, le retour à la réalité est proche. Votre coeur se serre.

Vous faites traîner, rien que pour prolonger ce moment rare. Aucune envie de quitter ni le lieu, ni l’homme en blanc. Vous reconnaitrez le chef étoilé, il est toujours en « Converses-all stars » ou « Repetto » blanche, vous êtes LOVE. Il est rock, à l’air romantique, il est beau, intelligent, amusant, charmeur, séducteur (#FermeLa) Comment quitter celui qui vous rend heureuse, trois heures d’affilée ? Qui est capable de quitter cet homme, sans aucune émotion ? On le paye, on le quitte, menton qui tremble, larme à l’oeil. La séparation est dure. L’histoire se termine tristement, j’avoue. On découvre que même l’amour s’achète, et ça…Ça…c’est terrible. Des doses de love pendant trois heures, ce chef vous dro-gue ! Comment le quitter en le payant ? Tellement vulgaire

Y retourner ? Y aller ? La seule question à vous poser : « Qui peut vivre sans amour ? QUI ? »

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