Hasard ou coïncidence ?

Souvent, j’entends « oh, quelle coïncidence ! » ou « quel heureux hasard ». Jamais, vous ne m’entendrez dire ça ! (Meuhhhhhh ne commence pô à ramener TOUT, à TA façon de penser ! Tu te sers un thé, tu te détends…Tout se passera bien ! Accroche-toi quand même…) Je vais te parler de l’intuition, cette sensation de savoir avant. « j’ai l’intuition que ceci ou cela », le ceci ou cela se passe. Je t’entends d’ici, tu vas nous sortir le fameux  » ouai, c’est le hasard  » (#QueTuEsNaïf). Le hasard, ce raccourci qui nous évite de penser, de réfléchir, au joli napperon qu’est la vie. Bref… <– le bref de la fille qui s’agace toute seule, devant l’écran de son mac. On sent, on sait, on devine, mais on se freine. Trop peur de découvrir que la zone de confort s’élargit…(ça fait kro-kro peur !) Disons que, deviner ce qui va se passer, appartient au hasard. Et bien non ! (+ basculement de ma tête, de droite à gauche, de gauche à droite, de droite à gauche). Avant d’en parler, et avant que tu ne montes sur ton grand cheval blanc, tu dois me prouver qu’après la mort, il n’y a rien. Ça va t’occuper, le temps que je m’adresse à mes amis, ici présents. Je vais t’expliquer, toi qui reste ici pour me lire, selon moi, pourquoi le hasard n’existe pas.

YANOU

Un soir, Paris, place des Ternes, je dine avec un ami (Surnom : Dom). Nous discutons de tout, de rien, on rigole, jusqu’à ce qu’il me dise qu’un de ses copains allait passer. Moi, qui n’aime être qu’à deux, inutile de préciser que ça ne m’a pas fait sauter de joie. Je ne connaissais pas son « Yanou » (surnom pourrave). Yanou arrive, ne le connaissant pas, je les écoute se parler de la Bretagne, de leurs amis, je m’efface. Soudain, je regarde Yanou, et là… sans réfléchir, je m’adresse à lui : « ta femme a un cancer du sein, au sein droit. Ça s’arrêtera, quand elle aura règlé le conflit avec sa mère. Une connerie cette brouille, en plus, mais elle doit le régler. Elle doit le régler très vite.  » Telle Lady Diana quittant le banc du Taj Mahal, je me lève, et marche sur l’eau ! (Mais non ! Oh Lala, si on ne peut plus rigoler !) je me dirige vers les toilettes. En bas, un grand miroir, et là, je me fixe ! Mais qu’est ce que tu lui as diiiiit ? T’es diiiiiingue ? Tu lui a balancé ça, comme ça. Tu ne connais ni ce mec, ni sa vie, tu ne sais même pas s’il est marié !!! Dom est gay, il est peut-être gay ! <–mon moi parle à mon surmoi–> remonte, fais cas de rien, il aura surement oublié ce petit malentendu. Je remonte, naturelle, souriante, Lady Diana s’installe à table, commande un café, Yanou pleurait. Ça m’a plombé net… « Kèss’il a Yanou ? » (voix tüte düce de la fille qui n’a pas la conscience tranquille). Yanou me regarde : « ma femme a un cancer au sein droit, elle est fâchée avec sa mère depuis trois ans (+ reniflage de la narine gauche), c’est Dom qui t’a raconté tout ça ? Comment tu le sais ? Je le regarde, je regarde Dom, je re regarde Yanou, je re re regarde Dom. Je ne sais même pas quoi répondre.

Je te prie de m’excuser, c’est sorti tout seul, c’est la première fois que ça m’arrive. J’ai peut-être une maladie, ce qui vient de m’arriver n’est pas normal … Yanou a séché ses larmes, il n’a pas arrêté de me poser mille questions. Tu penses que je vais quitter mon taf ? J’aurais combien d’enfant ? Je vais déménager ? Ferme-là Yanou, tu m’épuises. Un an plus tard, Yanou téléphone, annonçant que sa femme avait réglé la brouille avec sa mère, qu’elle était en rémission, que tout allait très bien. À partir de là, ça n’a pas cessé de m’arriver, j’ai appris à le gérer, à le dompter, à l’apprivoiser. Je sais à quel moment ma bouche va s’ouvrir seule, émettre des sons. N’ayez crainte, je ne dis rien, sauf urgences. Je gère grave ! Méfie-toi. Le hasard n’existe pas (fille en transe, corps en suspension entre le plafond et le dernier canapé Ikéa). Moi aussi, je pensais que c’était mon imagination… hasard, je ne pense pas.

ÇA PASSE CRÈME !

Récemment, un dimanche matin, Munu m’appelle to-ta-le-ment en panique. Munu est l’un de mes best friend, je le connais si bien que je sais au son de sa voix, quand il ment, quand il prêche le faux pour obtenir le vrai, je sais quand il est au fond du bol, etc. Là, il était en transe, en pleure, en colère, angoissé, déprimé, enragé ! Bref, en panique.

-je suiiiiiis avec les pompiers ! (en pleure) Baboo Junior ne se réveille pas, elle est en train de mourir. Ils l’emmènent, elle est sur le brancard. (« Baboo Junior » est le surnom que j’ai donné à sa grand-mère), elle est en train de mourir ! 

-tu te calmes, ça passe crème !

-mais putain, elle est en train de mouriiiiir là !!! Qu’est ce que tu me dis ? (il est hystérique) T’es conne ou quoi ? Tu as entendu ce que je venais de te dire ? Elle est à moitié morte, bordel !!! C’est la fin, la fin…

ça passe crème, j’te dis ! Rappelle-moi plus tard. (#infecte)

En raccrochant, je ne me suis pas sentie super, super, super à l’aise. Imagine, elle y passe ? T’as l’air maligne si elle remonte… Ça sort tout seul, sans réflexion au préalable. j’ai laissé sortir ces mots, car j’en étais persuadée, je le savais comme je vois, comme je respire, obligée de lui dire « ça passe crème  » Le soir, sa grand-mère allait bien, à ce jour, Baboo Junior pète la forme. Quand je te dis « ça passe crème », ça passe crème, merci de ne pas insister. Note ! Si on se croise un jour, j’aimerais ne pas avoir à te le répéter, merci honey.

LA GLACE FRAISE

Si je te dis pense à une glace à la fraise ! Tu la visualises immédiatement. Tu la vois dans ta tête ! Tu la vois et pourtant il n’y a rien devant toi. Quand je reçois une image, de la poste de nul part, elle est aussi nette que ta glace à la fraise. N’importe où, avec n’importe qui, une image arrive comme une réponse, une alerte (Mais oui, appelle ça l’intuition, si tu veux !). Un exemple : il y a une année, Munu me tel, il m’annonce qu’une de ses amis était gravement malade, on discute, je tente de le rassurer comme je peux. Comme tu l’aurais fait. Je l’écoute et je vois … je vois quoi ? Une glace à la fraise ! Mais non, je déconne là, tu ne penses qu’à bouffer toi ! Deux images débarquent de nul part : une mer déchainée, une mer d’huile, et le chiffre 3.

-mais quoi le 3 ? Trois jours ? Il lui reste trois jours ? Naonnnnnnnnnnnnnnnnn ! Elle va mourir ??? Trois heures ? Mais dis !

-mais non ! Trois. J’en sais rien. Trois. Trois mais ça va taper très fort…Puis « pchiout » comme un soufflé, tu vois ce que je veux dire ?

-tu dois savoir, putain ! Là, c’est grave ! Trois quoi ??? <– mec enragé à deux doigts de m’égorger –> quoi « pchiout » ??????????????????????? Mais c’est quoi « pchiout » ????

-pchiout…..comme un soufflé au fromage, tu vois ? Trois, p’t’être trois mois. Dans trois mois, nous serons en mars. Je ne sais pas… le printemps…

-quoi le printemps ? Je te parle cancer-chimio et toi, tu me réponds « printemps » et « pchiout » ? Au printemps, c’est la fin ? C’est çaaaaaaaaaa ? Dis-moi !

Ça a tapé pendant trois mois, chimio, rayons, traitements, examens, opérations et puis un calme Olympien. Ça a pris 3 mois, pile poils et le « pchiout » est enfin arrivé en Mars. Bref, une histoire d’images, de mots qui ne sont jamais réfléchi et qui sortent seuls, ou pas. Ça ne se commande pas. Toi, qui sait tout, tu peux m’expliquer pourquoi ? Comme je peux attendre longtemps, on va passer à autre chose. (#Bisous)

LA SORCIÈRE

Tu t’approches de moi, je sais qui tu es, tu ne peux rien me cacher. Si il y a un problème avec toi, je sais. Je sens le malaise, le noeud, ou rien du tout. Si tu es toxique, si tu es adorable, je le sens. Tu n’as pas besoin de me parler, je sais. Je ne dis rien, je garde ça pour moi, ne t’inquiète pas. Si ce n’est pas important pour toi, je garde tout pour moi. Ce que je vois n’est parfois pas très joli joli, n’est ce pas… tu as la conscience tranquille ? Hummm…On en reparlera. Il n’y a pas de hasard, il y a ceux qui ont cette capacité, et il y a toi qui ne l’a pas. Tu aimerais l’avoir cette capacité, avoue ! Meuhhhh avoue ! Tu enrages parce que toi, tu ne vois que le bout de ton nez, et encore tu dois loucher…moi aussi, je te rassure. Nous sommes pareils.

Je pense faire payer mes amis en frites ! Ouai en « frites »… J’adore les frites. Ceux qui m’appellent, ceux qui viennent me voir pour savoir… vous allez payer en frites !

Bisous Bisous.

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