Stories Hitchcockienne

Vertige

Imaginez Paris, une maison porte de Bagnolet, une entrée, rez de chaussé, un escalier, grande pièce, deux mezzanines. Le samedi soir, je refuse toutes les invitations pour « lire », ça c’est l’excuse officielle. L’après-midi, direction la grande surface la plus proche, faire le plein de chips, de fromage, saucisson aux noix, tout ce que j’aime, bombecks, fingers, soda, café, plein de sucre et graisses diverses, cacahuètes, pop corn, du sel, du croustillant, du mou, bref un plein de douceurs ! Prête pour le soir. Je grimpe la mezzanine, aucun livre, juste la télévision. Ça commence. Mon téléphone peut sonner, il est en silencieux. Deux épisodes de « Sex and the City » à suivre, Carrie, Charlotte, Samantha et Miranda. Rien ni personne ne peut m’empêcher de regarder la série. Nan, Netflix n’existait pas en 1746… #peuimporteladate Je suis assise par terre, contre le canapé. Oui, j’adore être assise par terre. Plateau à droite sur le canapé, la série commence. Un épisode, fin. Le second commence…J’ai un pull vert amande, en mohair, en short, so glamour ! (#ohÇaVa) De profil, je regarde la télévision. Je vous ai dis que j’avais le vertige ? Non ? Je ne peux pas descendre d’une chaise sans trembler. Là, je suis entre les deux mezzanines, je flotte et je me vois Matter la tv ! Moi ! Moi, comme je vous parle en ce moment, les yeux dans les yeux. Je m’observe regarder la télévision. (Comment chui’canon putain !) Sur le moment, je ne réalise pas, que ce n’est PAS normal. C’est normal. Tout va bien jusqu’à ce que… suspense. Page de Gif…

Je réalise que je peux penser, voir, je regarde sur la droite pour voir mes bras, je sens mes bras, mais je ne vois aucun bras et pourtant j’ai des bras. Truc de dingue. Rien n’a changé sauf que je n’ai pas de corps, ou il est invisible. Je me vois, assise devant la tv, bien vivante. C’est moi. Putain mais c’est quoi ce bordel ? Comme si j’étais morte ! (ça je vous le dis maintenant !) Ça ne me fait pas peur. Je suis entre les deux mezzanines, donc en hauteur. Je regarde vers le bas, je vois que c’est haut, je n’ai pas le vertige. Après les bras, je voulais voir si j’avais des jambes, non. Je ne vois que mon parquet ciré.

Quand je réalise que normalement, j’ai le vertige… soudainement, je fliiiiippe ! Pof, je me retrouve devant la télévision, comme si rien ne c’était passé. Là, les mecs… Là… je me suis figée, fi-gée ! Momifiée ! Tétanisée ! J’ai tâté mes mains, mes jambes, mon pull vert amande. J’ai regardé entre les deux mezzanines, je suis descendue et rejoins le parquet ciré. J’ai levé la tête. J’étais perdue, comme si j’avais rêvé, mais non. Jamais je ne me suis endormie, j’étais bien réveillée. Je ne m’endors jamais tant que je ne suis pas dans un lit donc impossible. Ne commence pas avec tes réflexions à côté de la plaque. Là… Non mais là, j’ai appelé ma voisine en urgence ! – Allo Minou ? Viens boire le café s’t’plait ! Oui, maintenant ! Il est deux heures du mat, je sais. Je t’attends ! J’crois que j’ai quitté mon corps, mais j’avais un corps ! Grouilleeeee ! (PS : je ne fume pas de drogue, n’use pas d’excipients, je ne bois que du coca, du café ou de l’eau, donc oublis ta théorie. Non, je n’ai aucun trouble psychiatrique non plus, trop facile honey ! Si seulement, ce serait beaucoup plus simple, pour TOI.)

Peux tu accepter de ne pas TOUT savoir ? Es tu capable d’accepter que tu ne vivras jamais « TOUT » ? Es tu capable d’accepter que tu ne comprendras, peut-être pas « TOUT »? C’est bien petit, tu es sage… Bravo.

Anniversaire

Pendant deux ans, des trucs Hitchcockiens se sont produits… Pardon ? Que je te le prouve ? Non, c’est TOI qui doute, donc c’est à toi de me prouver que c’est « faux » ! (#BisouBisou) 20h, fin novembre, je fais du montage vidéo sur un PC (#ViveLesMac). Je découpe le film « maladie d’amour« , simple : une piste image, une piste son. Musique choisit pour la vidéo « saches que je » de JJ Goldman. 2h du matin, la vidéo terminée, je clique sur lecture, pour une dernière écoute. Tout me plait, 5 minutes au top, mais à la fin… Tanlannnnnnnnn ! <–(bruit de la trompette de la flipouille du suspense, d’Alfred Hitchcock)

Même si, a deux heures du matin, il y a très peu de bruit, j’écoute la vidéo au casque, pour bien entendre. À la fin de la vidéo, le son déconne, what the fuck ??? Kèssessé ? J’entends une voix métallique lente, grave, un son un peu lointain, au ralenti : « je-t-aime« . Non dediou !!! C’est quoi ça ??? J’écoute cent fois. C’est quoi cette voix de merde ? C’est quoi ce truc de robot ? Elle est où l’erreur ? Je vérifie les deux pistes, je regarde bien. La piste son est terminée, et là, normalement c’est silence ! C’est quoi çaaaaaaaa ??? On entend parfaitement bien « je-t-aime« . Je scrute la piste son, peut-être qu’un morceau de dialogue est resté coincée sur une des pistes…Rien. Rien que ces mots à la fin de la vidéo : « je-t-aime ». J’appelle ma voisine ! Elle arrive en pyjama, elle écoute, et trouve ça très beau ! Je suis partagée entre génial et incompréhension ! Il était déjà tard, je regarde la date, c’est le jour de mon anniversaire. Oui, la vidéo existe, elle est sur Google vidéo, je ne me souviens pas du titre, mais elle est quelque part dans les méandre du web. Peu importe ce que tu penses, je n’ai aucune raison, ni envie de te convaincre, quoi que tu penses, rien n’effacera cette vidéo. Elle existe.

Y a kinkin ?

Rue Voltaire. Un soir, assise sur mon lit, entourée de livres, de photos, je trie, je range. Au milieu du lit, je suis concentrée sur les images, les titres, les photos. Information importante : la porte d’entrée est à droite, en sortant de cette chambre. Je regarde une photo et je pense à la personne qui est sur la photo, je souris, la tête penchée vers la photo. Les minutes passent, toujours assise au milieu du lit. Soudain, je sens qu’on m’observe. Je lève la tête personne. Je regarde l’angle de la chambre, la fenêtre. Je ne vois rien. Je me replonge dans les photos, les livres, les disques, sur le lit. Quelqu’un m’observe, je le sens. Un regard doux, on me regarde en souriant. Imagine quand quelqu’un te suit dans la rue, tu le sens ! Là, même sensation, mais multipliée par mille. Là, juste à l’angle, il y a un truc qui me regarde. Quand je réalise que cette sensation n’est pas normal, je n’ose même pas lever la tête tellement j’ai peur, je ferme les yeux, commence à avoir très peur. Seule dans cette maison, je ferme les yeux et pense : Je fais quoi ? Je regarde ou pas ? Si je le regarde, il a peut-être un masque de clown tueur, un couteau entre les dents ! Si je lève la tête, il va me sauter dessus ! J’attends cinq secondes, terrifiée. Cinq secondes c’est très long… Très long quand un inconnu te fixe, chez toi, dans ta chambre, sachant que peut-être, il est passé par le jardin, peut-être que j’ai oublié de verrouiller la porte d’entrée, peut-être qu’il est entré sans faire aucun bruit…Personne pour m’entendre hurler, s’il m’attaque. Un film d’horreur de cinq secondes. Je suis dans la chambre au Rez de chaussée, je suis sure que quelqu’un est entré. L’angoisse m’envahit. Je me décide à lever la tête. Personne. Plus rien. Je ne ressens plus rien du tout. Ni peur, ni curiosité. Je ne sens plus ce regard, cette présence à l’angle… MAIS je ne peux pas m’empêcher de douter donc je recommence à avoir peur. Je cherche un objet dans ma chambre, un truc qui pourrait me défendre (fille à la recherche d’une hâche ou d’une tronçonneuse !), j’avance doucement vers l’entrée… rien. J’appelle ma voisine en urgence ! Elle arrive en pyjama impression Koala. On boit un café tranquillou bilou. Ça ne s’est plus jamais reproduit (à Paris).

Piles-Tableaux-Aiguilles

LES PILES.

Je suis dans l’appartement où habitaient mes grands-parents, dans ma chambre, une photo d’eux, jeunes. Cette photo est sublime, très rétro. Depuis, cette photo ne me quitte pas. Je suis allongée sur le lit, en train de lire une BD. Petite pause, je regarde cette photo plaquée sur le mur : « vous pourriez me faire un signe ? Allez ! Je n’aurai pas peur« . (Fille qui se la joue, super Woman des esprits qui n’existent pas encore). C’était l’époque des walk man, un objet qui fonctionnait avec des piles (#1856 #TaGôle), en face de moi, au bout du lit, une ancienne machine Singer, celle en bois. Ce meuble a un rebord, qui empêchera mes piles de tomber donc ces 2 piles sont posées sur ce meuble, pour cette raison. Je termine ma BD, c’est d’un calme, cet appartement est au bord d’un étang, un vrai bonheur. Les aventures de Tintin me passionnent, quand soudain… Un bruit ! Je baisse l’album de Tintin… Je regarde d’où vient ce bruit. Du meuble Singer. Une pile roule ! Elle n’est pas stoppée par la bordure du meuble ??? La pile tombe sur la moquette. Hein ? Mais non !! Comment elle a fait ça, elle ? Je suis intriguée, j’ai les yeux qui commencent à s’arrondir quand je réalise que ce n’est PAS normal ! Les piles sont là depuis 6 jours, sages, sans bouger. La deuxième pile se met à rouler, elle tombe. Je suis figée. Je n’ose plus bouger un orteil. Je sais que c’est le signe… Je regarde la photo, je rigole : « c’est bon ! Ok ! Ok les mecs, j’ai compris, Stop ! Je ne douterai plus, bisous ! » Je savais que ce n’était pas normal, mais qu’en même temps, ça l’était. Le sentiment qui n’existe pas sur terre. Tu vois l’genre ou pas ? Une sensation étrange. Bref…les heures passent.

LE TABLEAU

Un copain fait du sport dehors, dans le jardin, du taïchi (il est ri-di-cu-le !), je suis installée sur le club énorme, face à la tv. Ce fauteuil club est en cuir, avec de très gros accoudoirs, il est lourd, dodu, je l’adore. Au-dessus de ce club, un tableau, une peinture représentant un paysage. Bref, je regarde une émission quand soudain « SCRATCHHH » ! Un bruit disproportionné ! Je sursaute, me lève, et me retourne vers le tableau. C’est lui qui a fait ce bruit !!! O_O <–(tête de la fille qui fixe le cadre, index tendu vers lui !). Le tableau tombe sur le dos du club, puis sur les accoudoirs, et enfin par terre. Drôle de façon de tomber… Là, je flippe. Aaaaaaaaaaaah oui, là les mecs, je flippe. Ce bruit AVANT que le tableau ne tombe, ce décalage… Non mais là, on arrête tout ! Puuuuuuutain ! Mais c’est quoi ça ? Rien de cassé, ni le clou qui tenait le tableau, ni l’attache au dos du tableau. Non mais oh ! Stop ! Je vous ai dis que c’était ok, vous arrêtez maintenant ! Stop ! Le sportif rentre, je lui raconte. Le soir, nous dinons sur la nappe cirée. Je passe l’éponge, je range, dodo.

LES AIGUILLES

Le lendemain matin, la nappe. Ô_O <– teté de la fille, cheveux dressés sur la tête –> Mais c’est quoi encore, çaaaaaaaaaa ??? C’est quoi çaaaaaa ? Tu te crois drôle Fred ? (Fred est le sportif du dimanche, celui qui se ridiculise dans le jardin) Regarde ! C’est quoi ça ??? J’ai passé l’éponge hier soir ! Tu as fais de la couture, cette nuit ? Evidement le Fred en question, qui ne savait pas faire cuire un oeuf, n’aurait jamais su coudre quoi que ce soit… Bref, vous voyez les aiguilles avec une tête en couleur ? Des rouges, des jeunes, des bleues, vertes… cinq ou six aiguilles plantées au centre de la table, sur la nappe. Là, j’ai eu peur, parce que des aiguilles, c’est flippant. Plus tard je me suis souvenue de ma folle passion, passer des heures à ranger la boite à couture de ma grand-mère. J’alignais les aiguilles par couleur…

Sur le moment, je n’ai pensé qu’à une seule chose, quitter l’appartement.

Plus jamais ça ne s’est reproduit et j’ai compris que, quand on les appelle, quand on leurs demande des trucs, ils décrochent leurs iPhones et vous répondent ! Pardon ? Mais tu peux essayer, oui. Tu crois quoi ? Que oui, tu auras un signe ? Deux cas possibles : Si tu es capable de l’accepter, si tu prêt, tu l’auras, ils n’attendent que ça. Si tu es une personne qui pense être seul au monde, si tu penses tout savoir, tout maitriser, c’est totalement inutile.

Allez, salut les moches, je dois rejoindre les bras de Morphée. (#MonMecImaginaire #Bisous)

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