Boo !

Ça n’arrive pas qu’aux autres non, un jour, toi aussi, tu remonteras. Où ? Rejoindre Jacques Chirac, Léonard Cohen, ou Charles Baudelaire. Là-bas, là-haut, même chose qu’ici. Un autre monde (Pas la chanson du groupe Téléphone, espèce de tebé !!!). Là-bas, tu arriveras avec ton petit panier, remplis de petits pois, au début tu seras un peu dépaysé, mais ça passera. Bien obligé d’accepter la réalité. Cette nouvelle réalité. Meuh arrête un peu ! Chut, calme-toi ! Tout va bien se passer… Chuuuuuut !

Les portes

Porte A. si tu sentais, si tu croyais, si tu supposais qu’une fois dead, il y aurait quelque chose « après », la porte A sera pour toi. Vivant, tu ne savais pas trop comment ni pourquoi, mais tu ne refusais pas l’idée qu’il y ait un « truc » après. Tu y as réfléchi, tu as vu les signes, les alertes, tu les as mis de coté, peu importe. Direction porte A, (meeeeeeuh tu iras tout seul, comme un grand, guidé par tes antennes du feeling, ne t’inquiète pô ! Ne commence pas à flipper !)

Porte B. Si tu pensais, qu’une fois mort, il n’y aurait rien, direction Porte B, et tu enlèves tes godasses dégueulasses, merci ! Tu seras bien obligé de reconnaitre et d’avouer, pour quelle raison, tu refusais l’idée, qu’il y ait quelque chose après. Tu vois bien, qu’il n’y a rien de particulier ici… Pourquoi une telle rage, sur terre ? Pourquoi avoir eu si peur ? À toi de jouer petit (#chercheEtTrouve). Oui, tu auras beaucoup de temps pour y réfléchir. Tout le temps, puisque là-haut, le temps n’existe pas. (#Bisous #eternité)

Le tunnel sans péage

Tu n’auras pas mal, ne commence pas à chouiner ! Tout est bien fait, tu sais. Non, tu ne sais pas tout, nan…. (+ tête qui bascule de la droite vers la gauche et de gauche vers la droite) Comment je le sais ? Parce que je sais des choses, que tu ne sais pas (« et inversement oui », arrête avec ton égo-trip, tu ne peux décidément pas t’en empêcher…) Immédiatement après ton arrivée en haut, tu verras une lumière, d’où l’expression « voir la lumière » ou « le fameux tunnel« . NON, pas de péage à raquer non, au moins là-bas, tu ne seras plus radin, ça nous fera des vacances ! (#relou) Tu sentiras un amour très puissant, inconnu sur terre. Truc de ouf ! Pas de mot « terrien » pour te décrire cette sensation. Un amour, une paix, quelque chose d’inhumain, un truc de din-gue ! Cette impression, jamais tu ne l’a ressenti sur terre, à aucun moment de ta petite et courte vie, pas une seule fois. Même quand tu étais love, ce n’était qu’un dixième de ce que tu rencontreras, ce jour là. À ce moment précis, tu ne redescendras pas, pour rien au monde ! Tu couperas le cordon avec la terre. No retour ! Qui se détournerait d’un tel sentiment ? Noone. Tu vois Richard Gere mélangé à Richard Chamberlain ? Ce sera une beauté pire que ça… (J’aime Richard Gere, donc tu aimes. Point à la ligne, barre sur les S !) D’où l’expression « personne n’en est revenu« , tu m’étonnes ! LOL personne ne veut revenir. Personne ! Ahhhh mais si tu en connais un… aucun problème. Tu sais où me trouver. Nous sommes tous avides de tes certitudes et exemples fondés. Pô-Pô-Pô ! Quand tu vois le bordel en bas, personne ne veut revenir. Ok, ok, mais après la lumière ? (#mystère)

Juste là

Sur terre, tu as eu un aperçu du love, ici c’est puissance mille, donc y a pas photo, tu restes ! Tu pauses les valoches, tu te changes en mode relax, tu t’installes. On ne te dis rien, on ne te juge pas, tu es libre comme l’air. Limite tu flippes… Tu es attiré par le bas, tu as encore des liens très frais (mec qui vient de se faire écraser par un 33 tonnes, il y a 36 minutes) Tu t’aperçois que tu peux être où tu veux, quand tu veux, juste par la pensée. C’est fou ! Tu commences à comprendre qu’il s’est passé un truc anormal. Ce décor t’es inconnu. Au début, tu penses rêver. Puis peu à peu tu comprends… Tu regardes tes proches, ils sont en pleure, perdus, choqués. Tu es là, à côté d’eux, ils ne te regardent pas, tu leurs parles, ils ne répondent pas. Tu es ? Tu es ? Mort ! Mort ???

Putain, je suis mort ! Oh ? Tu m’entends ? Tu m’entends ? Devant le meilleur de tes amis, debout, tu lui fais des signes avec la main, pour qu’il te voit, mais rien. Il pleure. Tu vois tes affaires, tes amis autour de la table. Tu vois une amie dans ta chambre, en train de piquer tes bijoux. Crevaaaaaaarde ! Je m’en doutais… Tu penses que la lampe devrait se décrocher, et lui tomber sur la tronche. Booom ! La lampe tombe et lui égratigne la joue. Voilà, voilà… Tu rigoles. Ils écoutent les chansons que tu aimais, ils sont tristes, donc toi aussi. Les voir comme ça, te pince le coeur. Mais pourtant tu es là. Putain c’est quoi c’bordel ? Ouh ouh ??? Oh ? Vous me faites un prank ? Je suis vraiment mort ? Oui je dois être mort… Changez la musique bordel, ça colle le blues ! Des larmes invisibles couleront sur tes joues, tu les aimes. Ils t’aiment, ils pleurent de ne plus te voir, de ne plus te parler. S’ils savaient…Pourquoi ils ne savent pas ça, putain !! Je suis dans la merde ! Tu te sentiras seul… Trop tard baby !

Tu commences à réaliser que personne ne te voit, personne ne t’entend et pourtant tu parles. Tu parles ? Ah non, tu penses. C’est très étrange. Tu ne maitrises pas encore tout. Quand tu étais vivant, tu savais qu’elles étaient leurs idées sur l’épineux sujet de la mort. Tu cherches qui est celui qui croyait vraiment ! Qui ? Lui non, elle non plus, eux laisse tomber, lui inutile, elle oublis…LUI ! Lui, il savait qu’il y avait un truc après, il en parlait souvent. Tu t’approcheras de lui, il le sentira. Il sourit, il sent ta présence, mais ne t’entend pas. il ne dit rien, n’en parle pas aux autres, il se tait. Un sur trente deux, c’est déjà ça…Vous assistez à tout, on parle de vous, donc vous y êtes ! Vous sentez tout, les pensées, les mots prononcés. Putain d’merde, je suis mort ! C’est comme dans le film « Ghost« …

Toi qui disait souvent « j’aimerais être une petite souris pour les entendre« , exhaussé ! De quoi tu te plains ? Alors ? Tu es surpris ? Avoue ! Oui. Ensuite, là-bas, tu te poseras la question, retourner en bas, avec eux ? Faire quoi ? Terminer un projet qui te tenait à coeur ? Tu sais que quelqu’un fera mieux que toi. Dire à cette personne que tu l’aimais ? Cette personne, le savait. Tu ne changeras pas le monde, tu y as contribué. Mission terminée. Tu accepteras.

Big boss

Tu assistes à tout, parce que tu ne peux pas laisser tes proches dans la peine, ils t’appellent, te retiennent, tu es là avec eux. Tu reçois mille pensées peinées. Ça te plombera le morale. Tu resteras avec eux, jusqu’à ce que leurs peines s’estompent, environ neuf mois terrien, une seconde pour toi. Puis tu t’éloigneras. Tu prends de la hauteur, tu entres dans l’ascenseur des plans, tu montes… L’ascenseur s’arrête à l’étage, qui t’est dédié (#surprise). Il y a plusieurs étages oui. Tu penses que Léonard Cohen sera au même étage qu’Adolph Hitler ? Sans déconner, réfléchis un minimum ! Ne t’inquiète pas, on vient t’accueillir. Les gens que tu as adoré, aimé, connus, tes amis seront là (enfin, ceux qui sont remontés avant toi). Ceux que tu n’aimais pas ? Tu ne les aimeras pas plus, là-bas. Tu as bientôt fini avec tes questions de baltringue ??? Je t’ai déjà dis que rien ne change là-haut ! Concentre-toi un peu, merci. Donc…Tu claques la bises à tes potes, patati-patata, bref, tu t’adaptes à ta nouvelle réalité. Tu ne vois pas le « big boss », le mec dont tout le monde parle sur terre… Pas de hippie à l’horizon. Tu aurais aimé voir ce beau barbu, mais rien. C’était surement une connerie de terrien. ..quand soudain… (#suspense)

La bombasse déboule, tranquillou bilou, un smoothie pêche dans la main, il s’installe prêt de toi. Il a des Birkenstock le mec ! Le beau brun est Grunge. Pull blanc écrit en noir : « Rock and love », petit short en jean so sexy, il est canon le barbu. Il te regarde en souriant, tu l’aimes car tu sens fortement, qu’il a, étrangement, une influence sur ta vie d’ici. Ce moment est exceptionnel (tu m’étonnes ! Ça te change de tes flirts au camping des flots bleus) Ce mec est puissant, tu vibres. Il repart comme il est venu, sans un mot. Nuage de paillettes rose, POF, plus personne ! Tout est transmis, les sensations, mille émotions, ton coeur bat sa race ! (#OhÇaVa) Il n’a rien dit, mais tu viens de comprendre que tu n’es pas ici, pour glandouiller. Tu as compris, qu’ici, tu ne seras pas en vacances. Tu as tout compris. Tu réfléchis à ce que tu as fait de ta courte vie. C’était si rapide…C’est la première étape de ton séjour. Le film commence : tu vois les bons moments, le bonheur ou le réconfort que tu as apporté. La joie, les vides que tu as comblé, l’amour que tu as donné sans compter, les plaies que tu as pansé puis vient le moment où tu vois la peine que tu as causé. Les larmes versées à cause de toi, de tes mots ou actes. Tous ces moments où tu as joué, menti, tout ce temps perdu. C’est passé si vite ! Tu vois, tous ceux que tu as blessé (autant ? Doit y avoir un bug !), les personnes que tu as rejeté, tu regarderas en face la conséquence de tes actes, sur d’autres vies. À ça, tu n’es pas prêt.

Tu n’es pas remonté pour rigoler. D’où l’expression « voir sa vie défilée« , c’est là-haut que tout se passe. Fais l’kéké ici-bas, tu le feras moins là-haut…Surprise ! Tu penseras à moi baby… Ici pas de mauvaise foi, le mensonge n’existe pas, tu ne seras pas brouillé par l’orgueil, l’égoïsme ou la fierté, ton égo sera dénudé. Tout ça n’existera plus. (c’est con ! Tu ne pourras plus te planquer derrière mille prétextes ou excuses bidons) Tu dois réparer, j’espère que ta boite à outils est bien équipée. Tu sais parfaitement ce que tu as fait, mal fait, ce que tu as fui ou n’a pas voulu régler, tu reverras ceux que tu n’as pas aidé alors qu’ils avaient besoin de toi. Tu l’as compris, c’est ici que tu absorberas le film de ta vie, au calme. (#oklm) Ta conscience pour seule amie. Meeeeeeuh arrête ! Meuh non, ce n’est pas l’enfer ! Commences pô à pigner ! Tu ne seras qu’amour, plus de compétition. Plus de caste ni de groupe, plus de labyrinthes, plus de copinage, d’injustice, pas de violence, pas d’argent donc aucun intérêt. Ça change la donne, n’est ce pas ? Tout ça reste en bas.

Ici c’est pur. Tu répareras ce que tu pourras, comme tu le pourras, avec les permissions que l’on t’accordera. Ah oui, il y a un chef, il y a même une police ! Tu l’accepteras sans remuer un orteil. Ici « The big boss » a plein pouvoir ! Oui Môdôme ! Oui Môsieur ! Tu vas kiffer.

En bas, là-bas…

En bas, certains te parleront, tu les entendras. Ils te demanderont beaucoup de choses, si tu as l’autorisation, tu pourras les aider. Encore faut-il, que ces andouilles voient les signes (c’est une autre histoire !) Tu feras au mieux. Tu entendras : « aide-moi à gagner au loto ! » Cette connasse ne sait pas gérer sa life, comment lui faire gérer une nouvelle vie ? Requête refusée. Tu entendras aussi des appels au secours, les vrais appels, les SOS des terriens en détresse, tu sauras les apaiser. Requête acceptée. Ne t’inquiète pas ! Ici, l’enfer n’existe pas, il est en bas et tu en sors ! C’est pas beau ça ? Quoi de mieux pour comprendre leurs appels ? Humm ? (+ serrage de tes deux joues entre mes longs doigts ! Kinéssété le plus fort ? Hummm ?)

Jour J, deux solutions : 1) tu ne seras pas prévenu. Pof, direct la-haut, big chance, pas le temps de trainer, d’avoir peur, concorde en business classe ! (#chance) 2) Tu traines, sur un lit d’hôpital (ou chez toi, peu importe, tu captes l’idée ! Arrête un peu, tu veux ?!), on t’accorde le temps de la réflexion, le luxe de pouvoir partir avec classe (ou pas, ça te regarde !). On te permet de mettre ton petit bordel en ordre, régler tes affaires, prévenir tes proches, présenter tes excuses, etc. On t’accorde du temps ! Ce n’est pas la classe à Dallas, ça ? Hum ? On t’offre la possibilité de partir avec panache, tu as le choix, une dernière fois…Profites en !

Ceux qui pensaient qu’après la mort, plus rien… On vous entendra : « Dire qu’en bas, j’en faisais toute une montagne, et je suis là« . (C’tte honte !) Tu te demerderas avec tes grandes certitudes et tes peurs…chacun son dossier ! Meuh oui, j’t’aime quand même ! Meuhhhh arrête un peu.

On se croisera là-bas les mecs (ou pas), on en reparle, okay ? J’ai la liste de ceux qui broutent l’herbe…

N’oubliez pas, « Porte A », grand bureau, je t’attendrai, pieds croisés sur le marbre blanc, Vogue dans les mains. Tu restes polis, tu prends rendez-vous. Tu frappes avant d’entrer, merci. Bisou grand fou !

Henriette de Bordeaux

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :